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Can 2019 – Algérie : Les bonnes recettes de Djamel Belmadi

 

Avec leur carton plein en phase de groupe (Kenya, Sénégal, Tanzanie), les Fennecs vont débuter le tour suivant avec le plein de certitudes.

Déjà sûre de terminer en tête de son groupe (le C), l’Algérie a terminé le travail avec brio en venant à bout de la Tanzanie lundi soir (3-0). La formation de Djamel Belmadi a marqué les esprits lors de ce premier tour avec du sérieux et de l’application. Désormais tournés vers les 8e de finale, les Fennecs ont de quoi être rassurés sur leur potentiel, même si le chemin est encore très long.

Une équipe cohérente sur le terrain

Attendue au tournant après de nombreuses déceptions (pas de Coupe du monde en Russie, élimination dès le premier tour à la CAN 2017), l’Algérie n’avait pas le droit à l’erreur en Égypte. Si le nouveau format à 24 sélections offre la possibilité de se qualifier sans briller, les Verts ont choisi de ne pas perdre de temps. Si le premier succès face au Kenya n’était pas parfait, le choc face au Sénégal   a permis de mettre en lumière la capacité de cette équipe à faire le dos rond sans jamais rompre. Le but de Youcef Belaïli a été inscirt à l’issue d’un contre bien mené. Preuve que l’Algérie sait avoir le ballon mais aussi le laisser quand il le faut.

Un discours qui passe auprès des joueurs

Après les tourments liés aux précédents sélectionneurs (Rajevac, Leekens, Alcazar et Madjer) et des joueurs parfois perdus sur le terrain, Djamel Belmadi a été choisi par la Fédération pour remettre de l’ordre. Son bilan est pour l’instant favorable avec une seule défaite, contre le Bénin , en octobre dernier. Dans France  Football, Aïssa Mandi louait les qualités de son entraîneur.  “Il faut se remettre en question quand on connaît de tels échecs. Ce n’était pas catastrophique mais il fallait améliorer des choses. Et c’est ce qu’on essaie de faire au quotidien. L’arrivée de Djamel Belmadi a aussi été un changement important. Il a su nous dire les choses qu’on devait entendre. Et on a su les entendre aussi.”

Les cadres assument leurs responsabilités

Pour décrocher son deuxième sacre sur le continent africain après 1990, l’Algérie aura besoin de patience et surtout de ses hommes forts. Riyad Mahrez est sous pression dans cette perspective, cependant le joueur de Manchester City  a montré un visage tourné vers le collectif lors de cette phase de groupe. “On n’a pas encaissé de but, on en a inscrit six. On sait comment est le football, la coupe d’Afrique c’est dur à gagner il ne faut pas s’enflammer”, a-t-il indiqué après le match face à la Tanzanie. Le capitaine des Fennecs n’est pas le seul à répondre présent : Mandi et Bensebaini sont solides derrière tout comme M’Bolhi. Sur le front de l’attaque, Baghdad Bounedjah use les défenseurs adverses par son pressing incessant. De quoi inspirer ses coéquipiers.

Tout le groupe est concerné

L’ultime match face à la Tanzanie était l’opportunité de faire tourner pour Djamel Belmadi. Il faut dire que l’ancien coach du Qatar  n’a pas fait de détail puisqu’il a changé neuf joueurs par rapport à l’équipe victorieuse face au Sénégal. Seuls Ismaël Bennacer et Raïs M’Bolhi étaient encore présents au coup d’envoi. Adam Ounas (doublé) et Islam Slimani (but) ont aussi eu l’opportunité de briller en attaque face aux Taifas Stars. Andy Delort a aussi connu sa première titularisation en sélection, deux semaines après son arrivée tumultueuse en remplacement d’Haris Belkebla. Néanmoins, cette large revue d’effectif a permis à Belmadi d’en savoir plus sur l’ensemble de son groupe dans cette compétition, tout en économisant certains cadres pour la suite.

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